La planification du facteur humain constitue une priorité par rapport aux deux autres domaines hydraulique et hydroélectrique. Il est désormais clair, après le naufrage, après «l’explosion du pays» contre laquelle Maurice Gemayel avait mis en garde, que c’est ce facteur qui a empêché la réalisation de la vision mise en place par le ministère du Plan. Pour développer ce potentiel, il est indispensable de lui extirper d’abord les deux tumeurs que sont le mythe de la pauvreté du Liban et l’illusion de la protection garantie par les féodaux.